Le mois de novembre nous invite tout particulièrement à faire mémoire de nos défunts. En priant pour eux, en nous recueillant sur leurs tombes et en faisant célébrer des messes à leur intention, nous posons des gestes qui expriment la profondeur de notre affection, mais aussi notre foi en la vie éternelle.

Pour nous, catholiques, la mort n’est pas le dernier mot. Par la mort et la résurrection de Jésus-Christ, nous croyons que la vie est transformée et que l’amour de Dieu est plus fort que la mort. Nos défunts ne sont pas effacés de notre histoire : nous demeurons unis à eux dans la communion des saints, ce lien mystérieux qui rassemble dans le Christ l’Église du ciel, celle de la terre et ceux qui achèvent leur purification.

Faire célébrer une messe pour un défunt est l’un des plus beaux témoignages de cette foi. À chaque Eucharistie, nous faisons mémoire du sacrifice du Christ, mort et ressuscité pour notre salut. Nous confions à sa miséricorde ceux qui nous ont quittés, afin qu’ils entrent pleinement dans la joie de sa présence. Il ne s’agit pas simplement de garder leur souvenir, mais de les porter dans notre prière et de les remettre entre les mains du Seigneur.

Cette démarche est aussi une manière de prolonger notre amour au-delà de la séparation. Une messe demandée pour un époux, un parent, un ami ou un proche devient un acte de foi, de gratitude et d’espérance. Elle nous rappelle que la communion avec ceux que nous aimons ne s’achève pas au cimetière.

N’hésitons pas à demander des messes pour nos défunts, aux dates anniversaires ou à tout autre moment de l’année. C’est une tradition qui mérite d’être transmise aux jeunes générations.

En priant pour ceux qui nous ont précédés, nous renouvelons notre espérance et nous nous préparons, nous aussi, à rejoindre un jour la maison du Père, où Dieu essuiera toute larme de nos yeux et où l’amour ne finira jamais.

Abbé François Muchery, curé de la paroisse